mardi 17 juin 2008

Signes de vie

Salut à tous,
je suis bien vivante, en un seul morceau et avec toutes mes capacités intellectuelles (autant que je puisse en avoir, étant blonde).
Pas de doute, je suis de retour en France : hier et aujourd'hui, grêve de RER et manifestations ! A que ca fait du bien.
Tout va bien. J'ai enfin réussi à me réhabituer au fuseau horaire en France. J'ai retrouvé ma famille, la maison où j'ai grandi à Athis de l'Orne (perdu comme endroit) et mon appart' à Paris.
Je profite du début de l'été, peu ensoleillé pour l'instant, du jardin du Luxembourg et du vin et du fromage francais pas chers !!
Quant à mon nouveau stage : EXACTEMENT ce que je recherchais !!
Sujet très intéressant (le refroidissement des étoiles à neutrons : peu d'applications pratiques !!!), maitre de stage très sympa et très bon pédagogue, EXISTENCE d'une ambiance de labo (on mange ensemble le midi !), équipe internationale (Italie, Espagne, Allemagne, Japon, Chine, ...), cadre bucolique (le campus d'Orsay est très vert et plein d'oiseaux). Bref, tutti va bene ! Et j'ai retrouvé ma motivation.
Reste colère et déception vis-à-vis de ce que j'ai vécu au Canada et des membres du labo, il va me falloir un peu de temps pour digérer. Quant à faire ma thèse à l'étranger, on verra ! (et j'ai encore le temps d'y réflechir).
Voila pour ces quelques nouvelles.
A mes amis de l'ENS : accrochez vous, c'est bientôt fini.
Morgane

samedi 24 mai 2008

Suite et fin ...

Salut à tous !
mes trois dernières semaines furent très riches en évênements ...
Début mai, j'ai perdu toute motivation pour les travaux que j'avais à faire. J'ai passé le plus clair de mon temps pendant ce stage à faire des analyses de données, c'est-à-dire mettre au point des programmes et les faire "tourner" sur un ordi. En gros, faire de l'informatique et appuyer sur des touches !! Nécessaire certes mais pas très intéressant à journée et semaine entières. Malgré des rencontres régulières avec ma maître de stage pour lui indiquer que j'avais aussi un cerveau même si je suis blonde, que je voulais m'en servir pour réfléchir à la physique des étoiles à neutrons, rien n'a changé !! De plus, l'ambiance au labo était toujours inexistante. Bref, c'était pas génial intellectuellement et psychologiquement. Je n'ai donc STRICTEMENT PAS travaillé pendant deux semaines début mai. Je n'arrivais pas à m'y mettre. Et pourtant quand je suis arrivée à McGill, j'étais extrêmement motivée et je ne me décourage pas facilement (cf prépa !). J'ai commencé à m'inquiéter un peu (beaucoup) de ce manque de motivation et ai essayé de trouver des solutions. La situation était alors simple : soit on me donne un travail intéressant et pour lequel je ne suis pas dépendante de deux collègues peu agréables et disponibles et dans ce cas, j'accepte de faire des boulots d'analyse "à la con", soit .... je quitte ce stage et je rentre en France !! (ca ne sert à rien de pousser des cris en lisant ces derniers mots !!). J'ai donc envoyé à Vicky Kaspi un nième mail pour l'informer de la situation et de ce qui ne me convenait pas. J'ai également envoyé un mail à N. Mordant, responsable des stages longs à l'ENS, pour lui expliquer ma situation et lui demander si mon retour était possible. En effet, le rapport écrit et la soutenance orale de ce stage sont mes deux seules notes pour le semestre 2 de M1 ... Bilan : non seulement je pouvais rentrer en France, mais en plus, N. Mordant et S. Balbus (prof d'astro, mon tuteur à l'ENS et celui qui m'a conseillé ma maitre de stage) m'ont conseillé de revenir et m'ont assuré qu'il n'y aurait aucun problème à trouver un nouveau stage. Je l'ai donc dit clairement à ma maitre de stage pour la secouer un peu ... ce qui n'a pas eu grand effet. Ces propositions de travaux ne me convenaient pas. Le contexte de mon travail pendant ce stage est passionnant mais je refuse de faire de l'analyse de données toute la journée à la place de collègues peu reconnaissants et disponibles. On ne me demande pas de réfléchir à ce sur quoi je travaille mais de faire du travail PAS nourrissant intellectuellement. J'ai donc pris la décision, beaucoup aidée par la mère de Thibault, Thibault lui-même et toute ma famille, de rentrer en France !!!
Je suis arrivée hier à Orly à 10h du matin. Je passe le week-end dans ma famille en Normandie (non, nous n'avons de maison secondaire sur la côte près de Deauville ou de Trouville, j'ai grandi dans l'Orne, perdue au fin fond d'une campagne au milieu des vaches !) et j'ai rendez-vous lundi après-midi à Orsay à l'institut de physique nucléaire (INPO), labo de physique théorique pour un nouveau stage ! J'ai trouvé ce stage potentiel grâce à E. Gourgoulhon qui m'a encadrée pour mon projet bibliographique sur les étoiles à neutrons. Mon peut-être futur maitre de stage est Jérome Margueron. Nous avons échangé quelques mails et coups de téléphone et j'apprécie beaucoup sa manière "très carrée" de procéder : il m'a demandé e que j'avais étudié, ce que j'avais fait lors de mon stage, ... : http://ipnweb.in2p3.fr/~PhT-IPN/membres/pages/margueron.html . Il cherche à comprendre la superfluidité et super-conductivité dans la croûte interne des étoiles à neutrons (ca fait bien en diner comme sujet !!). Ca va être théorique et j'ai peur de souffrir un peu, mais cela m'intéresse BEAUCOUP plus que ce que je faisais à McGill et je suis de nouveau très motivée ! Je vous tiendrai au courant.
Je souhaite bon courage à tous mes collègues de l'ENS qui se retrouvent dans la même situation que moi à Montréal. Ne perdez pas confiance en vous, ne vous sous-estimez pas. On leur montrera ce que l'on vaut.
Je ne considère pas mon départ de Montréal et de McGill comme un échec. J'ai appris plein de choses (programmes informatiques, ...) dont le fait que je ne supporte pas l'analyse de données à plein temps ! Seulement la situation ne me convenait pas et je me devais de réagir. Ce n'est pas une fuite mais un nouveau départ.
Je ne pense pas continuer mon blog parce que "Morgane à Paris" c'est quand même moins exotique que "Morgane à Montréal", sauf demande contraire de la part de certains de mes lecteurs !! Je vous dirai cependant où et avec qui je ferai mon stage.
Bonne continuation
Morgane qui se remet du décalage horaire !

dimanche 4 mai 2008

Coup de gueule

Je pense que je vous dois bien quelques explications sur mon long silence des deux derniers mois. J'ai eu pas mal de moments difficiles (et j'en ai encore de temps en temps d'ailleurs).

1) Un coloc de merde.
McGill, la fac où je bosse, me paye le logement en échange de mes services (c'est le minimum je trouve !). J'ai trouvé un appart' en décembre dernier sur le site des petites annonces de McGill. C'est une colocation avec un mec que la proprio m'a présenté comme calme et agréable. Je précise que les coloc sont monnaie courante ici et que c'est beaucoup plus simple de trouver une coloc qu'un studio. A l'époque, l'idée de vivre avec quelqu'un me paraissait bonne. Je ne serais pas seule et l'éloignement et l'acclimation serait plus facile. Oui mais voilà, rien ne s'est passé comme prévu. Le jour de mon arrivée, ce cher Ali (mon coloc) n'avait même pas rangé la salle à manger-salon et fait la vaisselle. J'ai essayé de sympathiser avec lui pendant deux semaines, sans succès. Il ne m'a ABSOLUMENT pas aidée à m'installer : par exemple, diner avec moi un soir pour que l'on fasse connaissance, me montrer le supermarché du coin, des bons plans ou même me proposer de me montrer la ville, bref ce que je considère comme le "minimum syndical". Il rentrait tard le soir, disant à peine bonsoir et partait dans sa chambre. Ensuite tout est parti de travers. Il s'est mis à ne plus aller au travail la journée, à dormir toute la journée et à vivre la nuit : il a du perdre son boulot, je pense. Il vivait dans le salon, dormait sur le canapé, regardait la télé tard ou plutôt tôt le son à fond, téléphonait dans le salon la nuit ! Ba oui ca aurait été trop compliqué de le faire dans sa chambre. Et ma chambre donne sur le salon ! Bref j'étais reveillée au moins trois ou quatre fois par nuit, par le bruit ou la lumière ! Et quand je ne dors pas bien, je n'ai pas le moral et je suis de mauvaise humeur. L'apothéose a eu lieu un nuit, où après être rentré à 3h du mat avec l'une des ses petites copines (un conne qui me regardait de travers !), ils se sont mis à discuter à voie haute en criant et rigolant comme des abrutis dans le salon. Excédée et exténuée (j'avais en plus un rendez vous avec ma maitre de stage le lendemain), je suis sortie de ma chambre en leur demandant de dégager (je l'ai dis plus poliment, je vous rassure !). Le lendemain matin, je lui ai écrit un gentil mot (ba oui, il dormait ce matin là !) le félicitant de m'avoir reveillée la nuit, lui expliquant que j'étais naze et que le salon n'était pas une annexe de sa chambre mais une pièce commune. Après une journée à la con au labo, mon coloc a voulu parler de ce mot. La conversation s'est résumé en gros à : "Je vis la nuit mais c'est comme ca, si t'es pas contente c'est pareil. Et puis pour la nuit dernière, tu devrais être contente, je voulais allumer la télé et je ne l'ai pas fait !". Il ne ferait pas d'efforts et il aurait fallu que je le remercie !!!!!! Précisons au passage que monsieur ne faisait jamais la vaisselle, laissait son bordel trainer partout dans l'appart, avait une propreté douteuse (je ne pense pas qu'il ait passé l'aspirateur dans l'appart une seule fois !) et que quand je rentrais, j'avais le sentiment de déranger et surtout de ne pas être chez moi ! Epuisée et à bout de nerfs, je suis allée voir la secrétaire de McGill qui m'avait aidé pour les démarches administratives de la coloc'. Je lui ai expliqué la situation en lui disant que je ne pouvais évidemment pas vivre comme ca. Elle a ensuite appellé la proprio et cette dernière a decidé de virer mon coloc !! Super mais il fallait encore vivre deux mois avec cet abruti. J'ai donc commencé à chercher un studio à Montréal avec l'aide de la secretaire. Un jour la proprio m'informa que mon coloc à la con avait finalement décidé de partir plus tôt, de lui même. Il ne m'avait jamais parlé bien sûr ! J'ai donc décidé de rester dans l'appart. J'ai encore vecu deux semaines avec lui, période où je restais le plus longtemps possible au labo et où en rentrant "chez moi", j'allais directement dans ma chambre, où je dinais ! Sympa comme ambiance. Quelques jours avant son départ, cet abruti a voulu comprendre mon attitude qu'il jugeait de "passive-agresive". Je lui ai donc expliqué, bien sûr énervée (comment pourrait-il en être autrement !), ce qui n'allait pas, son manque de respect, ... . Après des palabres sans aucun intêret, ce dernier m'a expliqué que le problème venait de moi, parce que j'étais jeune, que je n'avais jamais vécu avec quelqu'un ... Bref excédée, je lui ai fait comprendre qu'il ne fallait pas non plus se foutre de moi. Et lui de déclarer, que ce n'était pas normal de s'énerver comme ca et il fallait que j'en parle à un psy !!!!!!! ABASOURDIE et complétement hallucinée, je lui ai répondu que je n'avais aucun conseil à recevoir de quelqu'un comme lui qui n'avait aucune éducation et qui ne respectait pas les règles de base de la colocation. Je suis rentrée dans ma chambre, j'ai pris mon PC, mon passeport et je suis allée ... non pas à l'aéroport (mais ca aurait pu !) mais chez des amis français. Le moment est enfin venu où cet imbecile a deménagé en laissant derrière lui sa chambre sale et un amas de cartons et de merdes (je ne trouve pas d'autres mots !) dans le salon ! Depuis début avril, je vis seule, dans un appart' rangé et propre et surtout JE PEUX DOMIR LA NUIT SANS ETRE REVEILLEE !

2) Travail décevant et ambiance inexistante au labo.
En arrivant au labo le premier jour, ma maitre de stage m'a fait visité en gros le département et m'a à peine présentée a mes collègues. Je partage mon bureau avec trois autres personnes. Le problème c'est que la première m'adresse à peine la parole, la seconde n'est jamais là : elle bosse chez elle. Quand le troisième est là, je lui parle un peu mais comme il est chinois c'est un peu compliqué ! Précisons encore que personne ne m'a demandé comment j'allais, comment se passait l'adaptation, ce que j'avais étudié à l'ENS, ce qu'est l'ENS. Personne ne m'a proposé de me montrer la fac ou la ville ou de manger ensemble le midi ou un soir ! J'ai proposé à plusieurs reprises que l'on prenne un café ensemble un soir après le boulot et j'ai eu comme reponse : "oui bonne idée, mais ce soir, je ne peux pas. Je te dirais quand je suis disponible". C'était il y a deux mois et ce café ou diner n'a jamais eu lieu. Le premier travail que j'ai eu n'était pas passionnant. J'ai donc demandé un deuxième travail en plus. Idem. J'ai l'impression que je fais le travail du larbin, les trucs que les autres ne veulent pas faire. J'ai donc demandé encore du travail (ce qui a beaucoup surpris ma maitre de stage). Je travaille actuellement sur quatre projets avec deux collègues, qui ne sont pas dans mon bureau. Je suis dépendant d'eux pour pas mal de trucs. Oui mais voilà, ces chers collègues travaillent chez eux, je communique donc avec eux par mail, ils mettent des heures à répondre à un mail, n'ont pas un rendement fou et une motivation importante et ont des horaires étonnants (arrivée vers 12h au labo et départ à 17h). Je suis toujours obligée de reclamer plusieurs fois les choses, de pousser tout ce petit monde. Ca doit bien les déranger mais je ne suis pas là pour leur faire plaisir, mais pour travailler. C'est EXTREMEMENT frustrant. D'autant plus que j'ai l'impression qu'ils font de la rétention d'informations quand je leur pose des questions. Je leur ai aussi proposé de prendre un pot un soir et même reponse que précedemment. Bref ambiance inexistante. Déprimée, j'ai envoyé un mail à ma maitre de stage il y a deux semaines, lui expliquant que je mangeais seule, que je n'étais pas integrée, que je ne connaissais personne à Montréal, que j'avais déjà pensé à rentrer en France plusieurs fois, que je ne demandais pas mieux que de travailler et qu'il fallait me donner du boulot. Ca l'a fait réagir (heureusement !) et elle m'a invitée le soir même à manger chez elle avec ses enfants. Elle a pris conscience de la situation. Reste néanmoins qu'elle ne connait pas mon niveau scolaire, qu'elle ne m'a jamais posé de questions à ce sujet, qu'elle ne connait pas l'ENS malgré la brochure que je lui ai donnée. Elle m'a un jour demandée si j'étais à l'Ecole Normale Supérieure depuis la maternelle !!! (J'imagine déjà la tête de mes collègues de l'ENS quand ils liront ca !) Mais pour ce qui est de mes collègues au labo, rien n'a évolué ! Je reviens tout juste d'un colloque de trois jours (je vous en parlerai plus tard). J'étais avec deux de mes collègues de labo. C'était très sympa dans la mesure où je ne les ai pratiquement pas vus ... J'ai rencontré d'autres personnes du département de physique, c'est une piste à "exploiter". Mais je n'ai pas sympathisé avec mes collègues, ils ne m'ont pratiquement pas adressé la parole ! Il y a un gros problème de communication à l'évidence. Quand j'essaie de faire des efforts, de faire des blagues, ca ne marche jamais : ils ne comprennent pas le second degré et l'autodérision et c'est la seule forme d'humour que je pratique (quand je fais réference à ma couleur de cheveux pour rire, je suis obligée après de leur expliquer que c'était une blague !). Je pense aussi qu'ils sous-estiment tous mon niveau et ma motivation mais comme personne ne m'a posé de questions à ces sujets, ca ne risque pas de changer. Je ne suis pas sure que mes chers collègues soient capables de faire l'examen de relativité générale ou de dynamique des fluides astrophysiques que nous avons eu à l'ENS. Je doute également que l'on ait le même niveau en mécanique quantique, analytique et statistique. D'accord je ne connaissais pas Linux, le C ou le langage Python en arrivant mais je les ai appris en peu de temps je trouve ...

3) Le légendaire accueil des québecois.
Alors là, c'est simple : j'ai été victime d'une publicité mensongère.
Je ne suis pas venue à Montréal par choix. La chercheuse avec laquelle je travaille m'a été conseillée par un prof, elle fait des recherches intéressantes et prometteuses. Elle aurait pu travailler n'importe où en Amérique du Nord, j'aurais accepté d'y aller. Il s'avère qu'elle bosse à Montréal. Quand j'ai dit à quelques personnes dans quelle ville j'allais, tout le monde m'a dit : "Montréal, c'est une ville super sympa et les québecois sont des gens très accueillants et attentionnés ". Et bien jusqu'à présent je peux dire que c'est FAUX ! Je ne suis peut être pas tombée sur les bonnes personnes mais ca fait quand même trois mois que je vis ici. La légende qui consiste à dire que dans le métro, les gens ne font pas gueule comme à Paris est fausse. Les gens ne sont pas plus agréables dans la rue qu'à Paris. D'accord CERTAINS (vraiment pas tous) vendeurs sont sympas dans les magasins, mais c'est pareil à Paris ! Les gens, c'est vrai, sont peut être un peu plus chaleureux quand on leur dit que l'on est francais (vaut mieux pas être anglophone !). Mais dès qu'il s'agit de sympathiser plus, là, il n'y a plus personne. Montréal c'est bien mais DEUX SEMAINES ET EN TOURISTE. Je laisse encore une chance aux Quebecois de me faire changer d'avis. C'est très dommage comme situation parce que je voudrais tellement comprendre l'histoire du Québec, les relations avec le gouvernement fédéral, les autres provinces, les anglophones, .... mais je n'ai personne à qui poser des questions !

J'avoue que j'ai pensé à plusieurs reprises à rentrer en France (et ca m'est arrivé encore il n'y pas très longtemps) et à faire un stage à l'Observatoire de Meudon avec un chercheur que je connais. Heureusement, j'ai retrouvé un camarade de classe ici à Montréal. Il y a deux mois j'ai découvert sur Facebook (je ne pensais pas que ca me servirait un jour), que Thibault, un ami d'amis en terminale à Stan, faisait son M1 de droit à McGill. J'ai pris contact avec lui et il m'a permis de rencontrer plein de monde, que des francais en fait ! Je pense que si Thibault n'avait pas été là, je serais rentrée à la mi-Mars.
Je m'implique beaucoup dans mes quatre projets (j'ai parfois l'impression aux réunions que je suis celle qui travaille le plus !) et je saute sur toutes les occasions pour en faire plus. J'ai donné une conférence jeudi (je vous en parlerai plus tard) et je suis volontaire pour l'organisation du COSPAR (idem) en juillet. Je pensais rester peut être en aout au labo pour bosser encore un peu mais j'en doute de plus en plus. Je changerai peut être d'avis, on verra.
Je ne pense pas que mon problème d'intégration vienne de moi. Il suffit que regarder ma vie à Paris, mon année de Terminale ou mon stage l'été dernier au LERMA-LAMAp à Cergy. Je pense par contre, que j'ai mis BEAUCOUP TROP d'espoirs dans ce stage. La déception en est d'autant plus difficile à supporter. Je ne pense pas faire ma thèse à McGill. Mon prochain stage aura lieu aux USA, en Israel ou en Europe mais probablement pas au Canada.
Désolée pour le ton pessimiste de ce message et pour les insultes que j'ai pu utiliser.
Je ne suis pas la seule de ma promo à ressentir ce que je décris. Je pense qu'il serait de bon ton de l'expliquer à nos chers "encadrants" de l'ENS.

A bientôt pour des explications sur mon travail et les recits de mes week-end.

Morgane

mercredi 9 avril 2008

Nouvelles du Canada

Bonjour,
désolée pour mon très long silence.
Je suis toujours à Montréal, en un seul morceau.
Je donnerai plus de nouvelles dans la semaine.

Merci

lundi 3 mars 2008

Randonnée en raquettes en forêt Ouareau.

Bonjour à tous,

d'abord un message d'ordre technique (Y aurait-il des blondes parmi mes chers lecteurs ;-) ? ). Pour laisser un commentaire sur mon blog, après un message : cliquer sur (1 ou 2 ou +) commentaires, à la fin du message, à côté de la date. A droite (oui j'ai bien vérifié, c'est bien ma droite !), écrire le commentaire sous le titre "Enregistrer un commentaire". Dans "Choisir une identité", le plus simple est de cliquer sur Nom/URL où vous inscrivez ensuite ... votre nom et votre adresse mail. Cliquer sur "Publier un commentaire". Et voilà ! En cas de souci, ne pas hésiter à me contacter sur ganefor@hotmail.com ou morgane.fortin@ens.fr, poste, signaux de fumée, ...

Concernant mon travail au labo, je galère un peu avec Linux et les ordinateurs du labo, qui n'ont pas toujours des versions de logiciels compatibles ... Mais mes sujets de recherche sont très intéressants et je suis bien décidée à m'impliquer et à obtenir des résultats.


Ce week-end, je suis donc allée faire une randonnée en forêt Ouareau, à cent kilomètres au Nord-Ouest de Montréal, avec un club http://www.cyclonature.org/ . Première sortie de Montréal et première fois que je faisais de la raquette. Imaginez vous marcher avec des chaussures faisant dix tailles de plus que vos pieds (comme celles de Christophe !) et vous aurez un aperçu de ce qu'est une randonnée en raquettes. Le club était très sympa, les gens des baby-boomers francophones pour la plupart (ah les retraités !) mais avec une forme olympique (d'ailleurs les prochains JO d'hiver auront lieu à Vancouver en 2010, je viens de le découvrir ! http://www.vancouver2010.com/fr).
Départ à 8h du matin en co-voiturage, deux heures de voyage sur une route enneigée, départ de la randonnée à 10h30. Puis 6 km de marche dans une forêt de sapins, pins, où les clairières sont en fait des lacs, des ruisseaux ou des marais recouverts de plusieurs centimètres de neige. Malheureusement il n'y avait pas que des descentes : la pente était raide mais la route n'était pas droite, n'en déplaise à un ancien premier ministre. Arrivée au refuge du lac de la Loutre (ca ne s'invente pas!) complétement épuisée pour déjeuner. Nos chers baby-boomers étaient en pleine forme ! Puis retour, heureusement les montées dans un sens sont des descentes dans l'autre (celle là, Raffarin l'a pas faite, dommage !), ce fut donc beaucoup plus facile. Bref 12 km en 4h30, ce qui d'après mes compagnons de randonnée est tout à fait honorable pour une première fois. Pour découvrir ce qu'est une tuque (j'en porte une bleue) et voir une vidéo de moi complétement épuisée : http://picasaweb.google.ca/jcdvelo/Ouareau010308





Avec Richard, organisateur de la randonnée et grand voyageur (il fait l'Italie à vélo cet été !)

Puis retour à Montréal et repas dans un resto : une bonne pièce de viande avec des frites et ... un verre de Beaujolais supérieur qui n'avait rien de supérieur mais qui a été quand même apprécié. Discussion sur le système politique au Canada, le Québec et son indépendance (à laquelle certains ont vraiment cru dans le passé mais plus maintenant), la francophonie, les lois pour imposer le francais et leurs conséquences : au Québec tout doit être écrit en francais et en petit en anglais. On a presque éliminé l'anglais dans les programmes scolaires des écoles francophones, l'inverse n'étant pas vrai. Ainsi les anglophones parlent deux langues et forment de ce fait en majorité l'élite du pays, les francophones étant pénalisés par leur unilinguisme (ils se sont tirés une balle de la pied, pour ainsi dire!). Et pour finir, début d'un match des hhhaqui (hockey en quebécois), où on m'a fait le plaisir de m'expliquer les quelques règles, les grandes équipes, les polémiques, ... après une comparaison avec le rugby en France. Retour chez moi et je me suis vite endormie, épuisée.


Le lendemain, bizarrement peu de courbatures, repos bien mérité, rangement, lecture et visionnage de séries américaines.


La semaine prochaine, je pars de vendredi à dimanche, en randonnée en raquettes (encore), dans les Monts Valin, dans le Saguenay à cinq cent kilomètres au nord est de Montréal. http://www.sepaq.com/pq/mva/fr/ Pour un programme détaillé : http://www.detournature.com/voyages/les-monts-valin-152.html?idCategorie=8&nomActivite=Raquette J'espère pouvoir prendre plein de photos et que le rythme sera un peu moins soutenu que samedi.


Pour ceux qui s'inquiètent pour mon régime alimentaire, j'ai enfin trouvé le magasin avec viandes, fruits, légumes, yaourts, fromage et surtout .... crème fraîche. Je peux donc survivre ici :-)



A la semaine prochaine pour de nouvelles photos, avant que la neige ne fonde !

lundi 25 février 2008

L'année prochaine

Salut,
je me permets d'écrire ce court message pour vous informer que je viens tout juste de recevoir la confirmation du master 2 de l'Observatoire de Paris : je suis admise à cette formation l'année prochaine ! (Youpi, youpi , ...). Je suis évidemment contente et surtout soulagée de savoir avec certitude ce que je vais faire l'année prochaine. Pour info, le master 2 est le nouveau nom pour le DEA et c'est l'année qui précéde la thèse, d'où l'intérêt d'être dans une formation connue pour avoir un sujet de thèse qui se rapproche le plus de mes goûts. http://master-recherche.obspm.fr/

A bientôt

PS : je pense que je vais fêter ça ce soir en allant dans un bar à vin, pas loin de chez moi, boire un verre de Nuits Saint Georges, en lisant un bon bouquin !! (l'abus d'alccol est dangereux pour la santé, blablablabla ...)

dimanche 24 février 2008

Compte-rendu du week-end

Coucou,

voici quelques détails et des photos de mon week-end.

Samedi : le matin, repos et webcam avec la famille. En début d'après-midi, direction le musée McCord comme prévu dans mon programme. Visite intéressante : exposition sur l'évolution du vêtement féminin, très intéressant sociologiquement. Bizarrement, le vêtement masculin pose moins de problèmes ... Puis, le musée en lui-même dont la collection s'articule autour de 4 pôles : la vie en hiver et les astuces pour affronter le froid, la neige, le vent. Il y a une vidéo assez impressionnante de découpe de la glace du Saint-Laurent. On y voit des hommes qui découpent de grandes plaques de glace, qu'ils dirigent ensuite sur le fleuve en étant dessus, pour les amener à la découpe. Les plaques font alors 1m x 1m x 30 cm de hauteur ! Après ces plaques peuvent servir pour faire ... des glaçons ! Puis, partie sur les jeux typiques canadiens : le "haqui" (hockey), patins à glace, luge, raquettes, ski, curling http://fr.wikipedia.org/wiki/Curling que j'avais découvert à la télé, aux derniers JO d'hiver, ... Ensuite, Histoire du Canada : quelques mots sur les Améridiens (trop peu ?) et surtout la conquête par les Européens du territoire, les guerres entre français et anglais, anglais et indiens, français et indiens, entre indiens, français et indiens contre les anglais, ... et toutes les combinaisons possibles et imaginables. On présente ensuite le développement du territoire, les activités industrielles en tout genre. C'est assez étonnant pour un européen (j'ai décrété que je n'étais pas française mais européenne, j'ai trop honte de notre petit président) de constater que l'Histoire, en gros, commence pour eux au 19è siècle. Je regrette le peu de place dédiée aux indiens mais je pense que c'est un sujet très sensible (comme le sont les aborigènes en Australie d'ailleurs !). Et pour finir, comme dans tout bon musée à la gloire d'un pays, hymne au Canada, à son multiculturalisme (ouf j'ai pas fait d'erreur en le tapant !) et à sa diversité. Mais je dois admettre qu'effectivement, le Canada donne le sentiment d'être un pays d'immigration active, passée comme actuelle, avec une réelle intégration de sa diversité. Un modèle à étudier voire suivre ... (que de politique dans ce blogue aujourd'hui !). Et pour finir avec le musée, des photos sur les immigrés chinois de Montréal, intéressantes par le décalage qui existe entre la culture chinoise et nord-américaine. Puis, balade dans la rue Sainte-Catherine, rue très commerçante, dont l'équivalent pourrait être la rue de Rennes. Je suis allée jusqu'au Quartier Latin et au quartier gay, qui méritent une exploration approfondie future. Retour chez moi, soirée pizza et bon bouquin, toujours le même, Voyage d'un Européen ... mais c'est un pavé de 1000 pages et sans images, ce qui n'est pas négligeable pour une blonde. Nota culturel : une blonde ici, c'est une petite amie.

Dimanche : matinée pépère et webcam avec toute la famille réunie. Puis brunch et direction le marché Jean-Talon dans le quartier de la petite Italie, au nord de Montréal. Le marché Jean-Talon, c'est le pied (blague pas drôle mais il fallait la faire). Comme dans tout marché qui se respecte, des fruits, des légumes, de la viande, du fromage, des fleurs, mais en plus ici du sirop, beurre, caramel, ... d'érable et des canneberges séchées ou en jus, nature, à la pomme, à l'orange, ou à l'érable (évidemment), ... http://fr.wikipedia.org/wiki/Canneberge . J'ai donc "fait la touriste" et acheté du sirop et du beurre d'érable, et des canneberges nature en jus et séchées. Je n'ai pas encore dégusté mes achats mais je vous tiendrai au courant. Ensuite, je devais aller au musée Redpath mais plutôt que de voir des squelettes et compagnie, j'ai décidé d'aller voir des animaux vivants. Direction, le Biodôme sur le site Olympique de Montréal. Pour ceux qui ne s'en souviendraient pas ou qui ne pourraient pas s'en souvenir (moi par exemple), "Les jeux Olympiques d'été de 1976, jeux de la XXIe olympiade de l'ère moderne, ont été célébrés à Montréal, du 17 juillet au 1er août 1976. 92 nations et 6084 athlètes (dont 1260 femmes) prirent part à 198 compétitions sportives dans 21 sports. L’héroïne de ces jeux fut la gymnaste roumaine Nadia Comaneci. "http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeux_Olympiques_d'%C3%A9t%C3%A9_de_1976. Bref, dans le Biodôme, on découvre quatre écosystèmes : la forêt tropicale (où il fait 25°), la forêt laurentienne (18°), le Saint-Laurent marin (13°) et le monde polaire (10°) et leurs faune et flore respectives. Très sympa, c'est assez agréable de voir de la végétation luxuriante en hiver. Quelques photos :

Le Biodôme et la Tour de Montréal (qui offre une vue panoramique de la ville, la plus haute tour inclinée au monde avec ses 175 mètres et son angle de 45 degrés http://www.rio.gouv.qc.ca/pub/visiter/accueil.jsp) où j'irai bientôt.

Forêt tropicale


Forêt laurentienne
Une loutre : une grosse Malice qui aime l'eau ! (Pour ceux qui l'ignorent, Malice est mon chien, un teckel, c'est-à-dire un chien long et court sur pattes!)
Le Saint-Laurent marin
Le monde polaire
Puis retour chez moi, où je vais passer une soirée tranquille à faire du russe, lire et manger thailandais.
A bientôt
PS : en France, quand je vais dans un musée, on me prend pour une anglaise, mais ici aussi : on me parle tout de suite en anglais !!